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Eviter les fautes d’orthographe sur un CV

Publié le 11/07/2016

Un CV parsemé de fautes d’orthographe a trois fois plus de chances d’être retoqué par les recruteurs d’une entreprise française, où une défaillance dans l’écriture est considérée comme une impolitesse, autant qu’une lacune. Dans les branches scientifiques, informatiques et technologiques, le critère compte beaucoup moins. Idem dans les sociétés anglo-saxonnes.

La thèse sur le sujet de Christelle Martin-Lacroux, doctorante à l’université de Toulon, a été présentée hier, en même temps que le baromètre du projet Voltaire, qui évalue le niveau d’orthographe des Français.

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Des fautes sur près de la moitié des CV

47 % des candidatures contiennent des fautes, selon une enquête. Qui ne font pas de cadeau : outre le déficit de compétence, le non-respect de l’orthographe inspire un manque de politesse, voire de valeur morale de la part du candidat. Les fautes de frappe sont jugées moins durement, sauf en cas d’abus. Un constat inquiétant, car les Français ont de plus en plus de mal avec l’écriture : pour une même dictée, le nombre moyen de fautes par élève a augmenté entre 1987 et 2007 : de 10,7 à 14,7.

C’est là que le projet Voltaire intervient. Ce service de remise à niveau en orthographe propose aux Français de passer un examen, le certificat Voltaire, dont le résultat aboutira à valoriser leur CV. Du coup, l’institution dresse également, chaque année, un baromètre du niveau d’orthographe des Français.

Verdict : il décline. Lentement, mais sûrement. Les femmes restent meilleures que les hommes. Et géographiquement, une région surpasse largement les autres : Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées obtient un score supérieur à 600 points. Ce n’est pas un hasard si, depuis 1879, ses candidats dominent les concours de professorat et de la fonction publique. Les derniers de la classe sont les habitants de la grande région Grand Est (Alsace Champagne Ardenne Lorraine), avec un score de 451 (moyenne : 520).

Fautes récurrentes

Alors, sur quoi butent les Français ? D’abord sur la grammaire, c’est-à-dire les accords et la conjugaison. Le plus compliqué reste de différencier le futur du conditionnel. Deuxième difficulté récurrente, les accords du participe passé avec l’auxiliaire avoir : « les fraises que j’ai mangé » ou « les fraises que j’ai mangées » ? C’est la deuxième version qui est la bonne… Pour le côté purement lexical, c’est moins difficile, même si quelques pièges restent compliqués à éviter. Par exemple, « suite à » n’est pas français et « voire même » est un pléonasme, rappelle le dictionnaire.

Source : Le Républicain Lorrain